Dans les massifs de Babor et Tababort, la Route des Montagnes met en valeur un environnement d’une richesse exceptionnelle, reconnu par la création du Parc national en 2019. Ce territoire se distingue par la diversité de ses paysages et de sa biodiversité.
Pensée autour des itinérances et activités de pleine nature, cette route invite à découvrir des espaces préservés, accessibles aux amateurs de loisirs sportifs comme aux familles, tout en révélant le patrimoine naturel et culturel du parc.
Accroché aux hauteurs verdoyantes de la région des Babors, à la lisière des wilayas de Sétif, Béjaïa et Jijel, le Parc National de Babor – Tababorth est l’un des derniers sanctuaires naturels du nord-est algérien. Moins connu que certains grands parcs nationaux, il n’en est pas moins exceptionnel par sa biodiversité unique, son relief impressionnant et sa forte valeur culturelle et écologique.
Au cœur des montagnes boisées de la chaîne des Babor, serpente l’un des oueds les plus emblématiques du nord-est algérien : Oued El Bared, littéralement “la rivière froide”. Fidèle à son nom, cette rivière aux eaux claires et vives prend sa source dans les hauteurs du djebel Babor, et traverse des paysages spectaculaires de forêts, de ravins et de plateaux.
Blotti entre les reliefs imposants de la chaîne des Babor, au nord de la wilaya de Jijel, le lac Erraguene est l’un des sites naturels les plus apaisants et méconnus d’Algérie. Entouré de forêts profondes et accessible après une route sinueuse bordée de végétation luxuriante, ce lac artificiel, construit dans les années 1980, semble s’être fondu depuis dans le décor comme s’il avait toujours été là.
Dans les forêts denses et humides de la chaîne des Babor, un habitant discret, curieux et emblématique veille sur les hauteurs : le singe magot, ou macaque de Barbarie (Macaca sylvanus). C’est l’un des seuls singes vivant à l’état sauvage sur le continent européen (notamment à Gibraltar), mais il est avant tout originaire des massifs montagneux d’Afrique du Nord, où il trouve refuge dans des forêts anciennes comme celles de cèdres, de chênes ou de pins.
Dans les hauteurs escarpées de la chaîne des Babor, nichés entre forêts, vallées et sources, les villages ruraux perpétuent encore aujourd’hui un savoir-faire architectural ancien, étroitement lié à l’environnement naturel. L’habitat traditionnel des Babors, aussi modeste que remarquable, est le fruit d’un long dialogue entre les hommes et la montagne.
La chaîne des Babor, perchée entre mer et montagnes au nord-est de l’Algérie, n’est pas seulement un écrin de biodiversité : c’est aussi un territoire de mémoire, où chaque vallée, chaque grotte, chaque sentier porte les traces d’un long passé, parfois oublié, toujours vivant.
Dans les montagnes et vallées des Babors, les traces du passé rural et montagnard sont encore visibles, parfois à peine cachées sous la végétation ou l’usure du temps. Friches agricoles, greniers abandonnés, anciens postes militaires ou constructions civiles oubliées témoignent d’une époque où les terres étaient cultivées, les bâtiments habités et les montagnes pleinement vivantes. Aujourd’hui, ces espaces peuvent devenir des leviers pour un éco-tourisme responsable, en lien avec les réalités locales.
Dans les montagnes des Babor, les communautés rurales ont développé depuis des siècles une agriculture de montagne adaptée à leur environnement entre forêts épaisses, sources abondantes et pentes escarpées. Ce savoir-faire paysan, transmis oralement et façonné par la nature, représente aujourd’hui une richesse souvent méconnue, mais porteuse d’avenir.
Nichée entre ciel et forêt, la chaîne des Babor, à cheval entre les wilayas de Sétif, Béjaïa et Jijel, offre l’un des visages les plus sauvages et préservés de l’Algérie. C’est un territoire de crêtes boisées, de sources fraîches, de villages suspendus, et de vallées cultivées avec soin. Ce patrimoine naturel et humain unique fait des Babors une destination idéale pour développer un écotourisme de montagne, respectueux de l’environnement et bénéfique aux populations locales.
Sur les versants boisés de la chaîne des Babor, à l’Est de Sétif, entre 1500 et 2000 mètres d’altitude, s’étendent des forêts denses et préservées, où pousse l’un des arbres les plus emblématiques d’Afrique du Nord : le Cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica). Cette espèce, rare et endémique des massifs montagneux du Maghreb, trouve, ici, dans le climat frais et humide des Babor, un milieu idéal pour se développer.