Le Parc National de Tlemcen : trésor naturel et mémoire vivante
À l’ouest de l’Algérie, en surplomb de la ville de Tlemcen, s’étend un site unique mêlant nature, patrimoine et spiritualité : le Parc National de Tlemcen. Créé en 1993, il couvre plus de 8 000 hectares et offre une mosaïque de paysages modelés par la montagne, l’eau et la forêt.
Le parc s’étire entre 800 et 1 300 mètres d’altitude, sur les hauteurs du massif des Traras. On y découvre des forêts de pins d’Alep, de chênes verts et de cyprès, ainsi que des zones plus fraîches où subsistent des cèdres de l’Atlas. Ces boisements forment un habitat préservé pour une faune variée : renards, sangliers, genettes, mangoustes et plusieurs espèces d’oiseaux, dont des rapaces.
L’un des joyaux naturels du parc est sans doute les cascades d’El Ourit : sept chutes d’eau spectaculaires, entourées de falaises et de végétation luxuriante, accessibles par un chemin panoramique depuis la ville. Autre site remarquable : les grottes de Beni Add (ou Aïn Fezza), un monde souterrain sculpté par le temps, où les stalactites et stalagmites créent une atmosphère presque irréelle.
Mais le Parc National de Tlemcen ne se résume pas à sa nature : il est aussi un témoin de l’histoire. On y trouve des vestiges antiques, des traces préhistoriques et des monuments emblématiques de l’Islam médiéval, comme la mosquée de Sidi Boumediene ou les ruines de Mansourah. Ces sites font du parc un lieu de mémoire aussi bien que de contemplation.
Le parc joue également un rôle important pour les habitants des alentours. Il est un lieu de promenade, de cueillette traditionnelle, de repos en famille et parfois même de recueillement. Il contribue à la sensibilisation à l’environnement et au développement local par l’écotourisme.
Visiter le Parc National de Tlemcen, c’est s’immerger dans un espace où la nature et l’histoire dialoguent à chaque détour. Une destination incontournable pour celles et ceux qui cherchent à explorer une Algérie riche, verte et vivante.